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Code 93 d'Olivier Norek

D'Olivier Norek
Editions Pocket
Thriller
358 pages

4ème de couverture :

Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d'autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d'un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d'un mystérieux dossier, le " Code 93 " ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison...

C'est un achat que j'ai fait lors du salon Saint Maur en poche, encore un. Mais celui là, pas du tout par hasard, j'avais vu que l'auteur était présent et comme j'en avais tellement parlé par les membres du groupe « Les mordus de Thrillers » sur Facebook, que j'ai décidé de les écouter et de me lancer. Evidemment, autant commencé par son premier roman, j'ai donc pris à son stand Code 93.

Alors déjà échange charmant avec Olivier Norek, il a beaucoup d'humour. Adorable dédicace ! Et même le petit mot pour les apprentis auteurs est génial ! J'étais déjà sous le charme :p Bref…

L'histoire :

On en apprend déjà pas mal sur la 4ème. Donc voilà qu'un corps est découvert dans des entrepôts désaffectés de pantin, mais lors de son autopsie, le bonhomme émasculé se réveille… Puis, un autre corps, dans un pavillon du Pré-Saint-Gervais, carbonnisé. Deux découvertes qui vont alimenter les fantasmes des journalistes entre zombie et combustion spontanée.
Et en parallèle, le capitaine Coste, qui dirige l'enquête, va recevoir un courrier anonyme qui présage des ennuis à venir.

Ce que j'ai aimé :

Cela sonne juste. Tout a l'air vrai, et on y croit de bout en bout. Je travaille dans le 93 et oui, y a ces côtés là aussi… plus qu'on ne le croit.

L'ambiance, les quartiers, les locaux de la police, les cités, les relations entre les gens, tout est réel. On n'a pas de mal à s'imaginer l'histoire dans notre tête, tellement l'auteur utilise les bons mots pour nous décrire une réalité...très proche.

Déjà les personnages :On s'y attache, je les aime tous, le capitaine bien sûr (qui me fait beaucoup penser à Olivier Norek d'ailleurs, je pense qu'il s'est largement inspiré de lui même... ), ses lieutenants Sam, Ronan et Johanna, même Mathias, qu'on voit peu. Et là je parle de l'équipe principale. Mais tous les personnages sont consistants, différents, vivants. Quand on plonge dans la vie des victimes ou le journaliste Farel, sans doute des traits sont grossis, mais je le redis, tout sonne juste.
Quand je fermais le livre, je pensais à l'histoire, aux personnages, il me manquait quelque chose et j'avais envie de retourner lire.

Franchement l'intrigue se tient de bout en bout. Le style est vraiment agréable à lire. Il y a des petites notes l'humour aussi, qui nous fait relâcher la pression quand l'ambiance peut être un peu dure parfois.

Je l'ai lu en à peine une journée et parce que je n'ai pas eu le choix, sinon je l'aurai lu en moins de temps.

Mon petit regret

Mon petit regret de lectrice qui aime les twists de fin, c'est que finalement Olivier nous dévoile assez tôt le coupable et son cheminement, et le tout sans obstacle. Parce qu'on est des lecteurs sympas sans doute, mais bon, j'aime bien quand on me fait mariner un peu dans les polars avant de me jeter au visage la solution en appuyant bien sur le fait que j'ai loupé le coupable. A côté de ça, il me semble qu'il aurait été difficile de tout expliquer sans passer par là. Donc c'est pour ça, que le regret n'est que petit et comme tout le reste est top bah je lui pardonne ça;)

7Ce que j'en pense : ce roman aura un très beau 7. ça c'est quand même à cause de la façon dont on apprend la vérité. Mais sérieusement, c'est son premier roman, et il nous écrit déjà ça. Parait que les suivants sont encore mieux, alors je n'ai pas résisté, j'ai déjà été m'acheter « Territoires » en poche.

Et vous, comment l'avez-vous trouvé ?


Publié le 11 Aout 2017 à 18:27 par SandrineCK
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Commentaires
dominique Cle 25 aout 2017 • Répondre
je ne suis pas très thriller, mais tu me donnes envie de le lire, donc a voir et a tester!! je compte sur toi quand on se voit pour que tu me le prête??(oh la vilaine)
Aurelie91780le 14 novembre 2017 • Répondre
Bon,
Et bien moi je débarque… Plus de 4 ans après la sortie de « Code 93 », je le découvre. Je le lis. Je le dévore. Et je n’en ressors pas indemne. Puisque je suis un peu maso, j’enchaine dans la foulée sur « Territoires »… Retour de claque. Je dois digérer et attendre un peu avant de lire les suivants, cela me fait toujours ça lorsque je suis scotchée par un auteur… le temps de la digestion est presque autant savoureux que le temps de la lecture.
J'ai découvert il y a peu… grâce à Lemaître, à qui je voue une admiration sans limite. Moi qui ne regarde jamais la télé, je me force un peu pour un numéro de « la grande librairie ». Et il est là, parmi tous ces invités. Je n’aime pas la manière dont le présentateur lui parle. Mais j’aime le regard que Lemaître lui porte. Pour moi, le Maître adoube Norek, alors je suis piquée de curiosité. Grand bien m’en a fait.

Grande lectrice de thrillers et de policiers, je suis devenue très difficile. Mais Norek, avec son "Code 93" et ses "Territoires" m'a complètement convaincue. Il est dans ma catégorie des grands auteurs. Il a rejoint, dans ma bibliothèque, tous les grands, ceux que je suis, ce que je « vénère » : Thilliez, Grangé, et bien sûr Lemaître (pour n'en citer que quelques uns). Ses écrits transpirent son expérience. Il va droit au but, et me plonge au fin fond de ce département du 93 que je connais, ou plutôt que je pensais connaître. J’imagine qu'il a dû en voir pendant toutes ces années dans les services de Police, et il le transmet parfaitement bien. A la manière d’Olivier Marchal, il sait de quoi il parle et cela se sent. Alors oui, dès les 2/3 de Code 93, on sait qui est "coupable". Mais justement, une autre approche se fait : celle du mobile, celle de la traque... Un changement de point de vue qui permet de comprendre ce qui pousse cet homme à commettre ces actes de barbaries.

Merci à lui, donc, pour ces pages et de ces mots, de ces intrigues. Merci de me faire vibrer et de m’empêcher de dormir.
Bienvenue dans ma bibliothèque, Monsieur Norek.
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